Grangnigique***

‘Réaction du lecteur normal lisant le titre de mon blog’

WTF!?

Oui. C’est un mot plutôt rare. Et surtout totalement inédit, puisque c’est moi qui l’ai inventé.

Grangnigique***. Pas si mal non? Mais avant que vous puissiez l’apprécier, laissez moi vous l’expliquer.

Grangnigique*** est composé de trois mots normaux : grandiose, magnifique et magique. Les astérisques indiquent le nombre de mots dont il est construit.

J’ai créé cet adjectif un matin de juillet où je longeais la côte atlantique à vélo pour me rendre à la base de surf. J’écoutais une musique, Obstacles de Syd Matters. Et je cherchais un mot pour décrire ce que je ressentais un voyant cette immense étendue infiniment bleue, ces mouettes blanches qui jouaient avec les vagues mousseuses et l’horizon, cette lumière douce du soleil à peine levé qui commençait à chauffer le sable fin, la petite brise qui transportait jusqu’à moi l’air du large. Tout ça, c’était grangnigique***.

Voilà. C’est aussi simple que ça. Et ça reflète bien ma vision de la vie. Je suis en permanence émerveillée par ce qu’elle peut m’offrir. Un mélange entre grandiose, magnifique et magique. Je suis profondément optimiste. J’aime la nature, je veux la protéger. Je suis un enfant impertinent qui ne grandira jamais. J’aime la vitesse, la bonne bouffe, les sensations fortes. J’admire les originaux, ceux qui sont hors du cadre. J’aimerai faire avancer les choses, améliorer un peu le monde. J’ai une réserve de rêve et d’imagination assez grande pour noircir des pages entière. Et il y a tant d’autres choses à dire, mais ça serait inutile puisque d’abord, je n’arriverais jamais à faire toute la liste. Et ensuite, vu que j’aime la surprise, je vais vous laisser me découvrir…

Ecrire

Oui, j’aime écrire. Etant ado, c’est pas la première chose que l’on dit pour se démarquer. Ecrire ça fait intello, ou vieux. Alors on se tait, on ne dit rien. Et on continue à noircir des pages, dans sa chambre. Jusqu’au jour où une feuille s’envole, et finit dans les mains d’un autre humain. « Tu écris? » Alors on est obligé de dire oui. On sait que mentir ne mènerait à rien.

Oui, j’aime écrire. J’aime raconter des histoires. J’aime faire rêver. J’aime donner de l’espoir. J’aime faire voyager. J’aime offrir à ceux qui me lisent une parenthèse, un billet pour un ailleurs.

Oui, j’aime écrire. J’aime étaler mes idées sur le papiers. Les bonnes, les mauvaises. Mes observations, mes sentiments, mes tranches d’humour. Ma vision du monde.

Oui, j’aime écrire.

 

« Writing is an adventure. At the beggining it is a toy and an amusement. Then it becomes a mistress, then it becomes a master, then it becomes a tyrant. »

– Winston Churchill

 

Ca, c’est mon écrivain préféré qui l’a dit. Une fois de plus, il a raison. Parce qu’un jour, le besoin dépasse l’envie. Et là, c’est le début de la fin. Comme dans toute relation houleuse, on commence à se poser des questions.

C’est bien beau de dire qu’on veut raconter des histoires, mais lesquelles? Toutes? Aucunes? Et quand on a pas d’expérience, qu’on est trop jeune, qu’on ne sait encore rien de la vie, qu’est ce qu’on a à offrir? Notre jeunesse? Notre ignorance, plutôt.

Alors je me décourage. Je laisse tomber ma plume. Et pourtant, à chaque fois je vois une feuille, il y a cette envie qui me suit, qui me nargue presque. Cette envie de remplir le papier, de le couvrir de lettres, d’images, de couleurs. Cette envie d’emboîter les mots correctement pour qu’ils donnent de jolies phrases, agréables à lire. Cette envie d’emmener quelqu’un avec moi dans mon univers, de lui offrir une possibilité de mieux me comprendre.

Et je reprend ma plume.

Alors voilà. A mon âge, on a des idées complètement à côté de la plaque, des réflexions bancales, une vision du monde noyée entre les acquis de enfants et le bordel des adultes. On a peur et envie de tout découvrir, en même temps. On ne sait pas trop, on fait des expérience, on cherche. Et tout passe dans ma plume. Parfois ça sera brouillon, ou brillant. Mais ça aura au moins l’avantage d’être un peu de moi.

Astronomie – Nuits des Etoiles 2017

Vous avez probablement dû en entendre parler un peu partout, et comme je n’échappe pas à la règle, moi aussi je vais dire quelques mots dessus. C’est parti.

C’est quoi ?

Comme chaque année, l’Association Française d’Astronomie organise des « Nuits des Etoiles », un ensemble de manifestations sur un thème qui change au fil des ans. Une bonne occasion donc de lever le nez vers le ciel, mais avec l’aide de quelques spécialistes en la matière. Ouverture des observatoires, installation de télescopes dans des endroits propices à l’observation, conférence, expos, découvertes et bien d’autres sont au programme, et cette année tout tournera autour du thème « Terres habitables ». Vous pourrez donc vous intéresser aux systèmes stellaires et tous les mystères dont ils regorgent, les exoplanètes, les conditions pour avoir de la vie, enfin bref, tout ceci est à découvrir.

C’est quand ?

Les nuits du 28, 29 et 30 juillet 2017, à toute heure en fonction de ce que vous voulez voir.

C’est où ?

Dans toute la France, un peu en Suisse (Lausanne) et un peu en Belgique, il suffit de se rendre ici pour consulter la carte des manifestations.

Ca vaut la peine ?

Oui, parce que c’est la seule fois dans l’année où le monde de l’astronomie se plie en quatre pour partager ses connaissances et prêter son matériel, et faites moi confiance, c’est rare! Et vous n’imaginez même pas tout ce qui se cache dans notre ciel, invisible à l’oeil nu ou qu’on ne peut pas repérer sans l’aide d’un connaisseur. Et même si le temps est couvert, en ce qui concerne les exoplanètes, il y a largement plus à dire qu’à voir.

Sur ce, ouvrez grand vos yeux et profitez!

Le chapeau de Mitterand – Antoine Laurain

Version 2

Un jour, j’étais encore petite, j’avais demandé à mon père s’il ne connaissait pas un livre sympa, que j’aurais pu lire. Il a ouvert son grand coffre à littérature, et m’a sorti un petit bouquin à couverture verte. « Le chapeau de Mitterand ». Je lui ai demandé si c’était un livre pour adulte, il m’a répondu que oui, mais que je pouvais le lire. C’était le premier. Je suis partie avec. Il se trouve que je l’ai baladé avec moi jusqu’au Tessin.

Et puis je suis retombée dessus, un peu par hasard, il y a quelques jours. Alors je l’ai relu pour la énième fois, ce qui confirme donc ce que j’en pensais. Symboliquement, je l’avais placé en haut du podium de mes livres préférés, sachant parfaitement que comme dans tout, je suis incapable d’en préférer un seul. Mais ça me semblait assez juste de le placer tout là haut. Et bien effectivement, cette place est méritée.

Ce livre, c’est l’histoire d’un chapeau, celui de François Mitterand, qui va passer de mains en mains. C’est aussi une promenade à travers la France des années 80. C’est une littérature légère, rythmée, originale, agréable. C’est aussi une certaine leçon de grandeur et de panache, car ce chapeau projette l’ombre de son illustre propriétaire sur chacune des personnes qui ont la chance de le porter, en sachant ou non à qui il appartient. Ce livre c’est un petit rêve, une douce parenthèse que l’on glisse dans son sac et lit dans le train, paisiblement.

C’est définitivement mon livre préféré.

 

Astronomie – Eté

Bon alors au cas où ça vous aurait échappé, je suis une grande passionnée d’astronomie. Réellement. Il y a des gens qui peuvent regarder le ciel, et se dire c’est beau. Moi, je regarde le ciel, je me dis que c’est magnifique, et je suis curieuse de savoir tout ce qu’il s’y passe. Ma bibliothèque a une section entière consacrée aux bouquins sur l’espace, et je suis en train de réfléchir sérieusement à faire des études qui me permettraient d’entrer à l’Agence Spatiale Européenne. Bref. Pour la faire courte, j’aime les étoiles et tout ce qu’il y a autour.

Et vu que c’est l’été, j’avais envie de vous donner deux trois idées pour profiter du ciel clair et chaud qu’on a la chance d’avoir en cette saison.

La nuit à la belle étoile 

Oui, c’est un grand classique, je sais. Merci Marie, j’y aurai pas pensée, tiens. Plus sérieusement, entre ceux qui rêvent de faire une nuit à la belle étoile un jour et ceux qui la font vraiment, c’est le grand écart. Je connais peu de gens qui oseraient dormir dehors avec un sac de couchage pour couverture, la nature comme chambre et le plafond étoilé. Alors pour ceux que ça tenterait vraiment, j’ai quelques petits conseils à donner.

Premièrement, choisissez bien l’endroit. J’ai une préférence pour les pentes d’une colline, parce qu’on a l’impression de surplomber un peu notre monde. Essayez de dormir sur de l’herbe, ça reste ce qui existe de plus agréable (évitez les champs ou les revêtements, ou la terre, c’est dur, surtout en été). Ah et surtout, soyez en dehors d’une ville, ou d’un quartier, bref, éloignez vous de la pollution lumineuse et retirez vous dan la campagne.

Ensuite, préparez bien votre expédition. C’est à dire, prenez avec vous tout ce qui pourrait vous être utile, car si vous allez loin de chez vous, je doute que vous ayez envie de rentrer à pied. Dans les essentiels, je mettrais un(e) ami(e) (c’est toujours plus marrant à deux), un sac de couchage, un petit oreiller, de l’anti moustique, anti tiques ou autres salles bestioles qui existent sous vos latitudes pour ceux qui ne les aime pas (et on prend des produits naturels s’il vous plait!), des mouchoirs (toujours utiles, croyez moi), un téléphone bien chargé et une batterie externe (la lampe de poche, ça mange énormément d’énergie), de l’eau, une carte d’identité (on ne sait jamais, au cas où la police ait une petite envie de faire du zèle) et un des médicaments anti rhume des foins pour ceux qui en souffrent, c’est impératif!

Je vais quand même faire un petit avertissement. La nuit à la belle étoile est déconseillée à tous ceux qui n’aiment pas les petites bêtes genre araignées, insectes et tout ce qu’on peut trouver dans la nature et ceux qui ont des allergies sévères dues aux pollens. Ensuite, évitez de dormir sur le terrain de quelqu’un, ça vous épargnera quelques problèmes au matin. Certes vous pouvez faire ça dans votre jardin, mais c’est plus marrant d’aller en pleine nature mais attention, on cherche un endroit qui a l’air de n’appartenir à personne! Bon et puis il y a les recommandations habituelles genre on fait attention la nuit, selon le coin on peut faire de mauvaises rencontres, on ne laisse pas de déchets derrière soi, si on est mineur on organise ça avec l’accord des parents au cas où la police passerait un coup de fil,… Et surtout, on profite!

Ah et la variante – grillades, tente et dodo – vaut aussi le coup pour ceux que ça intéresserait.

 

Bon ensuite c’est pas tout ça de les voir, les étoiles, mais c’est encore mieux de les reconnaître. Alors savoir quelle constellation au dessus du nez, c’est complique, je vous l’accorde. Mais on a inventé des applications pour ça! Mes deux préférées sont Star Walk 2 et Carte du ciel, les deux ont une version payante et une version gratuites (la gratuite suffit, en général) et vous permettent de savoir en temps réel quels astres se trouvent au dessus de votre tête.

Sachez que la Terre tourne et que, du coup, les constellations qu’ont voit en été ne sont pas exactement les mêmes que celles que l’ont voit en hiver. Certaines, comme Orion, Cassiopée ou la Grande Ours sont visibles toute l’année, mais ce n’est pas le cas du Triangle d’Eté, par exemple, que l’on peut tout de même apercevoir en hiver, mais seulement à la tombée de la nuit.

Alors le Triangle d’Eté, parlons en. Déjà, ce n’est pas une constellation, mais si c’en était une, ça serait ma préférée. Pour le trouver dans le ciel, il suffit de chercher la Lyre, l’Aigle et le Cygne, et des relier les étoiles les plus brillantes de ces trois constellations (à savoir Véga – Alpha Lyrae, Deneb – Alpha Cygni et Altaïr – Alpha Aquilae). Simple à reconnaître, visible toute la nuit de juin à août et bonne base pour impressionner la galerie après le feu de camp, c’est ce que je peux vous faire connaître de mieux.

 

Et pour finir, l’été étant la saison des étoiles filantes, je vous propose un petit agenda de ce que vous pourrez voir dans le ciel pendant les vacances :

 

Eté 2017

27 juin 6h22 pluie d’étoiles filantes

27 juillet 23h31 pluie d’étoiles filantes

30 juillet 1h44 pluie d’étoiles filantes

7 aout éclipse partielle de Lune

12 aout 17h10 pluie d’étoiles filantes

17 aout 20h24 pluie d’étoiles filantes

31 aout 22h30 pluie d’étoiles filantes

 

Voilà, c’est fini, c’était assez light au niveau scientifique, mais bon les nuits sont chaudes, c’est les vacances, alors pas de prise de tête, on profite de la beauté. Bon été.

Bretagne

« C’est joli la Bretagne, et puis, c’est pas loin de la France. »

On peut remercier notre Coluche national pour cette sentence, à mi chemin entre l’humour et la poésie.

 

Voilà, c’est comme ça que je commence mon premier plan de route. En fait, peut être que j’aurais du le mettre dans les carnets de voyages, mais peu importe. Je préfère le sentiment qu’on a avant d’y aller, plutôt que celui qui nous suit quand on se rend compte que c’est fini, il faut rentrer.

La Bretagne, j’y vais tous les ans, sans exception, depuis ma naissance. Un marin dans l’âme et une de mes tantes, un jour, à la fin des vacances, ont décidé que cette fois-ci ils ne rentreraient pas, ils sont restés. Et chaque année, il nous accueillent à bras ouverts.

Chaque année, je me dis que c’est le plus bel endroit du monde.

Chaque année, je me dis que si par hasard je ne revenais pas l’été prochain, autant ne pas prendre de vacances, ça n’en vaudrait pas la peine.

Cette année, la Bretagne a failli me passer sous le nez.

Chaque année, on part un matin de juillet, très tôt, avec une carte papier parce que notre GPS a encore moins le sens de l’orientation qu’une femme, et on traverse la France d’Est en Ouest. Et le soir, enfin, on arrive au bout de la route, littéralement. Le goudron s’arrête, et puis si on fait deux mètres de plus, c’est la falaise, puis l’Ocean. Immense, et bleu. On respire notre première bouffée d’air iodé, on laisse le vent du large plein de sel et de sable gonfler nos t-shirts, on court pour se dégourdir les jambes, on admire le soleil, qui nous a suivi durant tout le voyage, et qui lui continue son chemin en direction de l’horizon. On est arrivé.

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Ce qu’on fait de si extraordinaire là-bas? Tout, et rien.

Déjà, on dort bien. Les rues pleines de sable et de vent sont calmes, la nuit. On entend les tourterelles et le bruit des vagues, le murmure des pins.

Le matin, on savoure le pain d’épices grillé, le beurre salé. Puis on saute sur un vélo, et on va où on veut. On longe la côte, on se ballade. J’attrape mon ballon, et je fais vais faire du basket, un peu plus loin. Parfois, je me lève un peu plus tôt, presque avec le soleil, et je pars vers la plage d’à côté, pour passer un peu de temps à la base de surf (WSA), et prendre quelques vagues.

S’il ne peut pas, on se baigne sur une des plages, elles sont toutes immenses. On entend les mouettes, les sifflets des surfeurs, les rires des enfants qui jouent dans les rochers. On pêche, on essaie de faire du kayak. Je prend des photos, je dessine, je regarde, j’admire, fascinée.

On mange du poisson, des glaces, des crêpes, du quatre-quart, des palais bretons, du far, et tout ce qui est bon.

Et le soir, on est bercé par l’air marin, celui qui a emporté les navigateurs vers le large, on se ballade dans la lande à la lueur de la lune, on voit le phare, au loin. On sait que le lendemain on va à Lorient, voir la Cité Tabarly. On se réjouit. On respire. On sourit.

On ne peut qu’aimer la Bretagne.

 

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Coco, sur la plage du Fort. Il y avait aussi Dan, Julian, Gaël, et Loss. L’équipe au grand complet. La team des meilleurs profs de surf du monde.

Le reflet

 

Alors il nous a envoyé courir le gymnase, à la poursuite de l’inspiration.

Cherchez un reflet.

Il est drôle lui, je dis quoi sur un reflet?

Je suis rentrée bredouille avec ma page blanche, me disant que Oh, un jour ça viendrai, de toute façon il y a plus inspirant qu’un reflet. La feuille a dormi dans mon sac, le temps d’une Lune, au moins.

C’était celle de février. Tous les matins, elle se retirait paresseusement avec la nuit, nous laissant seuls avec le froid glacial de l’hiver. Ce jour là, j’étais montée au 3ème avec toute la bonne volonté qui me caractérise : pas trainant, sweat de Yosemite, ton râleur et tout l’attirail du gymnasien en proie à un gros accès de flemme. Alyssa était malade; je m’étais assise seule à une table, au fond de la classe. C’était un cours de quoi, déjà? Chimie peut être.

Mon regard vagabondait au dehors.

Les atomes sont composés d’un noyau et d’électrons qui gravitent autour. Le noyau est fait de nucléons, à savoir des neutrons et des protons. Un neutron, comme son nom l’indique, a une charge neutre, alors que les électrons et les protons sont chargés respectivement négativement et positivement. Un atome a une charge qui dépend de…

Il avait enfin fini de pleuvoir. Le vent commençait à faire le ménage, balayer les nuages.

Ce qui définit la particularité d’un atome, c’est son numéro atomique, ce qui représente son nombre de protons. Un atome à 17 protons sera un atome de Chlore alors qu’un atome à 16 protons sera un at…

Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu un rayon de soleil. J’avais l’impression de redécouvrir ce que c’était. Ah la Suisse, quelle météo si magnifique.

Les atome se lient pour former des particules, comme par exemple l’eau qui est composée…

Sur un des toits plats du gymnase, la pluie avait laissé une grande flaque, souvenir de son passage. Elle faisait office de miroir pour les montagnes qui se dressaient fièrement de l’autre côté du lac. La neige s’était délicatement posée sur leur sommet, majestueuse parure qui faisait ressortir leurs roches acérées. Les plus belles de toutes? Les Dents Blanches, je dirais. Là où il y a Les Crosets. Là où nous allions bientôt, pour la journée à ski. Une journée en hauteur, pour changer d’air, se remplir les yeux de la pureté de cette nature magnifique, ce coin magique, suspendu dans une ambiance d’éternelles vacances d’hiver.

Bleu, blanc, brun comme dans cette flaque, ce reflet ondulant au gré des v… reflet.

Je sortis ma feuille, doucement. Il était là, sous mes yeux. Et pourtant, mon crayon restait muet.

Vierge d’encre

Ombrée d’idées

Oiseaux sauvages qui s’envolent au premier coup de vent, à la première esquisse du geste qui essaie de les attraper.

Tachée d’encre

Vide d’idées

Mieux valait la première option. Une feuille « ombrée », c’est poétique, après tout.

Regard perdu dans le vague

Soupirant

Reflet de mon âme.

L’alchimiste – Paolo Coelho

« Mektoub »

 

Ah j’en ai mis du temps à le trouver, celui là. Je voulais le lire depuis longtemps, j’en entendais parler, et mon père me disait de chercher dans la bibliothèque, c’était obligatoire qu’il y soit. Je ne trouvais pas. Alors un jour je me suis mise à économiser, et j’ai poussé la porte d’une librairie, bien décidée à m’acheter mon propre exemplaire. C’est là que je l’ai vu. C’était un petit bouquin, noyé dans la masse des pavés bourrés de pages. Et pourtant les chameaux et la pyramide sur sa couverture m’attiraient. Il m’emmenaient déjà un peu dans l’histoire.

L’histoire d’un jeune garçon qui s’appelle Santiago. Un berger, qui sillonne l’Andalousie avec son troupeau, un manteau, et un livre. Il va de villes en villages, menant ses brebis à travers les paysages d’une vie simple, heureuse. La nuit, il se couche là où il trouve un abris qui semble confortable et s’endort paisiblement. Il rêve, parfois. Des brumes d’images qui s’effacent au matin. Sauf une vision, qui lui revient plusieurs fois, celle des pyramides. C’est ainsi que commence le voyage que va faire le berger, à la poursuite de sa Légende Personnelle.

C’est un livre léger, aux airs de conte des Mille et une nuits, où tout est dit simplement, et pourtant peut avoir une signification philosophique profonde. C’est un message d’espoir, bercé de vents du désert, de couleurs et de culture arabe.

C’est un livre qu’il faut avoir lu. C’est un livre merveilleux.